Bibliothèque de Bergheim

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Les contes du mercredi à la bibliothèque

Publié par biblio sur 27 Juin 2014, 15:43pm

Les contes du mercredi à la bibliothèque

De Bergheim

 

 

La « Bande des quatre + un » et le secret du vieux tilleul

 

 

 

Auteurs : Bohn Ameline, Vernet Alexandre et Benjamin, Pierre Wolf et Myriam Schmitt

Juin 2014

La « Bande des quatre + un »

 La Bande des quatre +un se donnait rendez-vous chaque mercredi après-midi, sur les pelouses du jardin de ville de Bergheim tout près du tilleul centenaire. C’était l’occasion pour les quatre enfants du groupe et le chien, de se retrouver et d’organiser les jeux en ce jour de congé. Joli village d’Alsace, entouré de vignes et de coteaux, Bergheim offrait de nombreuses possibilités aux enfants désireux de se détendre, de s’amuser et de partir à l’aventure.

Ce mercredi-là, « la Bande » avait convenu de se retrouver pour une partie de foot sur le terrain mis à leur disposition derrière l’école. Il faut dire que la coupe du monde de football, qui se disputait au Brésil, les enthousiasmait et ils avaient vraiment envie de se plonger dans l’atmosphère torride des matchs internationaux.

Damien, « le Footeux », élève de CM1 était, comme son surnom l’indique, mordu de foot. Il portait les tee-shirts de ses joueurs préférés et passait les récréations à dribler avec son ballon. Elève assez étourdi et  dissipé, il faisait fréquemment le désespoir de sa maîtresse Madame Frite. Celle-ci essayait par tous les moyens possibles et inimaginables de l’intéresser à la conjugaison, aux règles de grammaire. Hélas : c’était peine perdue. Et notre pauvre Damien se voyait infliger de multiples verbes à conjuguer avec l’espoir bien puéril que tout cela veuille bien rester dans sa tête remplie déjà à ras bord par tout ce qui touche de près ou de loin le foot ! Pourtant,  c’était un garçon charmant s’occupant du mieux possible, en l’absence des parents, de sa petite sœur Elodie (7ans). Enfant responsable, il aimait rendre de menus services, faisait des commissions pour sa maman, sa grand-mère, ses voisins et adorait les brocolis. Chose très rare chez un enfant de cet âge. Il avait lu dans un magazine dédié à son sport préféré, que les brocolis étaient riches en vitamines et indispensables aux sportifs. Depuis ce jour, il en réclamait régulièrement à sa maman.

Le deuxième garçon de « la Bande » s’appelait Jérémy. Il avait un an de moins que Damien et fréquentait le CE2 de Monsieur Bonnesnotes. Très bon élève, studieux, réfléchi, il adorait le côté fantasque et sportif de son ami. Tous deux habitaient le même immeuble, étaient voisins de palier se rendaient à l’école en vélo dès que le temps le permettait.

Dans sa classe, il y avait aussi Julia. Cheveux marrons et longs, taches de rousseur, yeux bleus, rieurs et malicieux, Julia avait toujours une histoire drôle à raconter. Elle était assise à côté de lui et adorait les mathématiques. Elle était particulièrement forte dans les tables de multiplications qu’elle récitait même à l’envers sans jamais se tromper. Elle faisait l’admiration de ses camarades étant toujours la première à terminer  multiplications et problèmes difficiles à résoudre.

Julia avait une grande sœur Camille qui fréquentait la même classe de CM1 que Damien. Camille était une excellente sportive. Depuis son plus jeune âge, elle pratiquait le tennis de table, la gymnastique, la natation et trouvait encore du temps libre pour jouer l’une ou l’autre partie de foot avec « la Bande ». Camille et Julia avaient aussi un chien : Snouki. Celui-ci faisait partie de « la Bande » et participait à toutes les sorties. Il adorait ces parties de jeux et courait derrière les vélos des enfants en aboyant joyeusement. Hélas, il aimait aussi poursuivre le ballon en essayant de le mordre ce qui mettait Damien très en colère. Toutefois, si on lui intimait l’ordre d’arrêter, Snouki se mettait à plat ventre en émettant de petits cris plaintifs. Il était aussitôt pardonné et caressé à maintes reprises par les quatre enfants.

 

La promesse d’un super match.

Cet après-midi donc, les enfants se retrouvèrent près du vieux tilleul afin d’organiser leur après-midi de congé.

« Allons faire une partie de foot derrière l’école. Proposa Damien.

- D’accord, acquiesça Julia. Il faudra cependant que je vous quitte à 16 h pour l’entraînement de tennis de table.

- O.K Pas de problème. Où est ta sœur ? Demanda Jérémy.

- Elle va arriver ; elle avait une course à faire  pour maman, à la pharmacie juste en face. Nous devons l’attendre.

- Ouah ! Ouah ! Aboya joyeusement Snouki, impatient d’aller jouer. » 

Damien et Jérémy se mirent à dribler avec le ballon en attendant la fillette.

« Fais-moi une passe ! cria Jérémy.

- D’accord, mets-toi en position. »

Le ballon projeté à toute vitesse par un coup de pied magistral de Damien vola dans les airs. Jérémy s’élança de côté, rata de peu sa cible et s’étala de tout son long sur l’herbe.

« BUT ! » Hurla Damien.

Jérémy dépité se releva, se retourna à la recherche de l’objet responsable de sa chute et ne le vit nulle part. Le ballon semblait s’être envolé !

« Mais enfin ! Où a-t-il bien pu passer ? Tu n’as rien vu Julia ?

- Non, je regardais de l’autre côté de la route et je surveillais l’arrivée de Camille. Cherchons près du tilleul. Tiens, d’ailleurs, voici Camille ; elle va nous aider à trouver ton ballon. »

Les enfants se mirent à chercher au pied de l’arbre, explorer les buissons voisins, examiner le bord du trottoir, la chaussée ; partout où le ballon aurait pu rouler et se cacher. Après 10 minutes de recherches infructueuses, il fallut  se rendre à l’évidence : il avait bel et bien disparu !

« Et s’il était dans les branches du tilleul ? Nous n’avons pas encore cherché là-haut. Essayons de grimper sur le tronc. On verra mieux. » Suggéra Damien.

Et les garçons se hissèrent le long du tronc en s’aidant du support métallique installé dans l’arbre par les ouvriers communaux.

 

   

En attendant le retour des garçons avec le précieux ballon, les filles restèrent au pied de l’arbre avec Snouky.  Celui-ci se mit à aboyer joyeusement comme pour un nouveau jeu.

Damien démarra les recherches après avoir grimpé sur l’imposant tronc centenaire. Il prit appui sur une branche mais ne vit rien. Il eut beau se tordre le cou, secouer les branches. Rien ! Il se déplaça légèrement vers le centre du tronc. Celui-ci avait été maçonné pour offrir plus de résistance à l’arbre séculaire. Soudain son pied se prit dans une liane de lierre qui entourait l’arbre et le recouvrait en partie.

« Zut, ma chaussure est coincée !

Attends, répondit Jérémy, je vais t’aider à la dégager. »

Les garçons tirèrent de toutes leurs forces et le lierre céda. Ils en arrachèrent une partie laissant apparaître une cavité profonde dissimulée dans le tronc gigantesque.

« Tu penses que notre ballon a pu disparaître là-dedans ?

- Allons voir. On ne sait jamais.

- Hé les filles ; attendez-nous ici. Nous avons découvert une cavité dans le tronc et nous allons voir ce qu’il en est.

- Restez ici, c’est peut-être dangereux ! Fit Julia.

- Si vous n’êtes pas de retour dans cinq minutes, nous montons nous aussi ! Renchérit Camille. »

Et toutes deux s’assirent, patiemment, à l’ombre du tilleul.

Les minutes passèrent. Interminables. Les garçons ne revenaient pas.

Les filles, le cœur battant et de plus en plus inquiètes se concertèrent et décidèrent de monter à leur tour avec le chien sur le tronc de l’arbre et d’inspecter cette étrange cavité.

 

Elles virent le trou béant et appelèrent :

- Jérémy, Damien ! Où êtes-vous ?

Mais il n’y eu aucune réponse. Et aucun ballon en vue.

- Allons-y. Glissons-nous par l’ouverture et emmenons Snouky avec nous. Il nous avertira en cas de danger.

 

 

Un étonnant spectacle

Précédées du chien d’abord inquiet puis très curieux, les fillettes se laissèrent glisser à l’intérieur du tronc de l’arbre. Curieusement, il était lisse et non pas rugueux comme l’écorce extérieure. Une clarté diffuse permettait de deviner un tunnel en terre battue. Il n’y avait aucun bruit parvenant de l’extérieur. On se sentait comme dans un cocon soyeux, chaud et doux. Les fillettes appelèrent :

« Damien, Jérémy ! Où êtes-vous ? »

Pas un bruit, pas un son.

« Suivons le tunnel. Il nous mènera bien quelque part » Proposa Camille.

« J’ai un peu peur. » Lui répondit Julia. Et elle serra la laisse de Snouki plus fort dans sa main.

- Ouah ! Ouah ! fit le chien pressé de partir à la découverte.

Les fillettes avancèrent le cœur battant quand soudain un bruit de roulement les fit sursauter. Elles se trouvèrent aussitôt devant un robot entièrement réalisé en légos !

« Que faites-vous ici ? Demanda le petit robot de sa voix métallique. Veuillez me suivre s’il vous plait. Il est interdit de se promener seuls dans notre pays de Legoland. C’est donc moi qui vous accompagnerai. »

« C’est bien gentil à vous fit Julia après que sa surprise fut passée. Mais nous sommes à la recherche de deux garçons et d’un ballon. Peut-être les avez-vous vus ?

Je n’ai vu personne. Mais peut-être ont-ils été faits prisonniers par Dark Vador. Je l’ai vu circuler dans un couloir il y a peu de temps. Si c’est le cas, je ne donne pas cher de leur vie… Et d’un ballon dites-vous ? Il faut que je pose la question à mon ami ».

 

L’ami en question avait l’apparence d’un robot bien connu dans la saga Star Wars. Il s’agissait de la copie conforme (toujours en légos) de D2 R2. Sa tête tournait à 360° et Il émettait des petits sons bien sympathiques.

« Bienvenue dans notre monde secret. Je vais vous accompagner jusqu’à notre cité. Suivez-moi, je vous prie ! »

Et il se mit à rouler le long d’un chemin en pente douce. Après quelques minutes de marche dans une pénombre éclairée de temps en temps par une source lumineuse indéfinie, les filles et Snouki pénétrèrent sur une place de village entièrement constitué de pièces de légos de différentes couleurs.

 

 

Les maisons, les rues étaient pavées de légos ! Les personnages qui y résidaient étaient aussi en légos mais ils parlaient, marchaient comme de vrais humains.

« Pince-moi Julia ; je suis sûrement en train de rêver.

- Je ne crois pas. Répondit Camille. Je vois la même chose que toi et c’est flippant !

- Ouah ! Ouah ! Ajouta Snouky qui essayait de renifler partout à la recherche d’odeurs mais sans aucun résultat. »

« Vous êtes ici au pays des Légos. Nous avons des lois et des codes d’honneur auxquels il va falloir vous soumettre. Dans un premier temps, nous allons nous rendre au Palais. Vous y rencontrerez notre capitaine. C’est à lui qu’il faudra obéir car lui seul pourra vous mener jusqu’à la salle du trône. »

Les fillettes acceptèrent. Elles étaient impatientes de retrouver leurs camarades et s’inquiétaient de leur santé.

Qu’elle ne fut pas leur surprise en arrivant sur le pont d’un navire battant pavillon pirate. Le capitaine et ses hommes jouaient un air de musique très connu. Leur chien batifolait entre les tonneaux et un perroquet voletait tout autour en criant très fort.

 

 

« Ah ! Jeunes filles ! Vous voilà enfin ! Je vous attendais .Fit le capitaine.

Si vous voulez revoir vos amis, qui sont actuellement détenus par Dark Vador, il faudra déchiffrer le message secret. Si vous n’y parvenez pas, vous pouvez dire adieu à vos camarades. Et je ne donne pas cher de votre peau non plus. Car il est interdit de pénétrer dans notre monde et le secret doit être bien gardé. Etes-vous prêtes à sauver vos camarades et jurez-vous de garder le secret? »

Très impressionnées par ce que venait de leur annoncer le capitaine des pirates, Julia et Camille acquiescèrent.

« D’accord ! Nous sommes prêtes ! »

Le perroquet leur apporta une bouteille avec un vieux parchemin à l’intérieur.

« Dans cette bouteille, reprit le Capitaine, vous trouverez les indications nécessaires pour atteindre le palais. Attention, si vous ne parvenez pas à lire le message, vous deviendrez mes prisonnières. Vous serez jugées et probablement condamnées à avoir la tête tranchée ! »

« Ouvrons vite cette bouteille et lisons le message qui y est inscrit » Souffla Camille pleine d’appréhension.

« Qu’est ce que c’est que ça ? » Gémit Julia qui se voyait déjà jetée en prison par l’horrible Capitaine.

« C’est un texte crypté grâce à un code secret : il nous faut du papier, un crayon et beaucoup de patience pour pouvoir comprendre le contenu du message. »

Les fillettes s’installèrent confortablement à une table et s’attelèrent au déchiffrage de l’écrit mystérieux.

 

Le déchiffrage du code secret

 

 

 
 

 

11-15-21-18 ;  12-9-2-5-18-5-18 ; 12-5-19

11-18-9-19-15-14-14-9-5-18-19 ;

18-5-20-9-18-5-18 ;  12-5 ;

12-5-7-15 ;

18-15-21-7-5 ;   4-21 ;

22-5-14-20-18-5 ;   4-5 ;

4-1-18-11 ;  22-1-4-15-18.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le manuscrit présentait un assemblage de chiffres et de nombres. Mais en y regardant de plus près, les filles purent observer des points virgules qui semblaient séparer des mots.

« Cela me rappelle l’après-midi passé à la bibliothèque consacré au déchiffrage  de divers codes  secrets. Est-ce que tu te rappelles l’animation de Valérie ?

- Oui, très bien ! C’était très chouette comme animation ! Chaque lettre était associée à un chiffre : 1 pour A ; 2 pour B etc.

- Essayons de déchiffrer le message en utilisant ce code. »

Après plusieurs minutes de décryptage, les fillettes obtinrent un texte cohérent qui disait :

Pour libérer les prisonniers, retirer le lego rouge du ventre de Dark Vador.

Le Capitaine des pirates reconnut que les fillettes avaient bien déchiffré le message et accepta, un peu à contrecœur, de les laisser partir.

 

 

 

Une nouvelle épreuve

« Retirer le lego rouge du ventre de Dark Vador ? Comment allons-nous procéder ? Il manie le sabre laser avec une grande dextérité et peut nous transformer en tas de poussière avant que nous n’ayons eu le temps de dire « ouf » ! Gémit Julia.

- Ouaf ! Ouaf ! Aboya Snouki.

- A mon avis, répondit Camille, Snouki veut nous dire quelque chose. Je pense qu’il va nous aider. Allons-y nous verrons bien.

Précédées par les deux robots, les fillettes et le chien parcoururent un long trajet jusqu’au palais qui occupait le centre de la fabuleuse cité.

Des soldats armés en gardaient l’entrée et il fallut décliner son identité avant de pouvoir y pénétrer.

Les enfants furent conduits dans une immense bibliothèque où les rayonnages étaient remplis de livres merveilleux.

« Ils ont l’air très anciens et écrits dans différentes langues. Dit Julia.

- Regarde celui-ci. Il est ouvert et je ne comprends pas dans quelle langue il est écrit.

- Mais on dirait une sorte de code ! Fit remarquer Camille

eL nollab  tse  éhcac  snad  al  ellas  ud  .enôrt

- Observe bien les mots : la majuscule se trouve en deuxième position.

Donc : eL doit se lire : Le

Ensuite, le point est au début du dernier mot. Donc .enôrt se lit : trône. Il s’agit là du dernier mot de la phrase. Il faut donc la lire à l’envers.

Et cela donne :

Le ballon est caché dans la salle du trône.

- Allons-y ! Si le ballon est dans la salle du trône, nous y trouverons aussi les garçons !

- Mais avant, il nous faudra désactiver Dark Vador. Pour cela, nous comptons sur toi Snouki !

Après quelques minutes de marche dans les couloirs du palais, les enfants arrivèrent devant une porte gigantesque. Devant cette porte, comme il fallait s’y attendre, le terrible Dark Vador veillait. Il s’anima à l’approche des fillettes et de sa terrible voix leur dit :

« Que faites-vous ici ! Le palais est interdit aux humains. Je suis le gardien de ces lieux et vous allez périr ! Personne ne sort vivant du palais.»

Dark Vador pointa son sabre laser en direction des fillettes. Mais Snouky se glissa entre ses jambes en aboyant férocement. Le soldat, surpris, baissa le regard et chercha des yeux le chien qui se cachait dans les plis de sa cape.

 Camille profita de cet instant de distraction pour  arracher le lego rouge qui ornait sa poitrine. Instantanément, le terrible personnage se figea. Son sabre laser s’éteignit.

- Ouf ! J’aime mieux ça fit Julia qui, jusqu’à présent, avait retenu son souffle. Elle caressa frénétiquement Snouki qui se mit à aboyer joyeusement. Tu es vraiment un brave chien ! Tu savais comment nous venir en aide. Cherchons les garçons maintenant. »

C’est à ce moment-là que la porte gigantesque s’ouvrit.

 

Dans la salle du trône

Le groupe, un peu intimidé, pénétra dans la salle du trône. Celle-ci était gigantesque et lumineuse. Des portraits de personnages couronnés ornaient les murs. Un trône imposant et en bois sculpté se trouvait au bout de la pièce sur une estrade.

Un jeune garçon, ceint d’une couronne dorée, s’approcha et leur souhaita la bienvenue.

« Bienvenue dans mon Royaume secret. Je suis le Roi François-Louis Premier et je règne sur ce pays mystérieux depuis de nombreux siècles. Jamais aucun humain n’était parvenu jusqu’ici. Mais je suis ravi d’avoir pu vous rencontrer et de m’être amusé avec vos amis.  

- Majesté, demanda Camille en s’inclinant profondément. Nous sommes à la recherche de nos camarades. Si nous comprenons bien, ils sont avec vous ?

- C’est cela. Je vais les faire chercher. »

Le Roi frappa dans ses mains. Une porte s’ouvrit laissant le passage aux deux garçons tout joyeux et munis du « précieux ballon ».

- Ah ! Les filles ! C’était génial ! Nous avons fait une partie de foot avec sa Majesté le Roi et sa garde personnelle. On a remporté la victoire par 3 buts à 2.

- On voit ! firent les filles. Pendant que vous vous amusiez, nous devions vous retrouver, déjouer les pièges  du Capitaine des pirates et affronter Dark Vador. Heureusement, Snouki nous a bien aidées ! Vous en avez de la chance de pouvoir vous amuser ainsi !

- Comment se fait-il que Dark Vador vous ait laissé la vie sauve ? Il voulait d’emblée nous éliminer. S’étonna Julia.

- Facile, il a souhaité jouer au foot avec nous. Les occasions de courir derrière un ballon sont plutôt rares ici. Ensuite, Sa Majesté le Roi s’est jointe à nous et nous avons disputé une partie mémorable avec le Capitaine, les pirates et les gardes du palais. Nous avons remporté le match et gagné notre liberté. »

Le Roi François-Louis 1er s’assit sur son trône royal. Il remit sa couronne correctement sur sa tête, s’éclaircit la gorge et déclara :

«  Moi, François-Louis 1er, Roi de Legoland, Pays secret depuis des centaines d’années, déclare laisser la vie sauve à mes nouveaux amis. Mais à la condition expresse que jamais ils ne divulguent notre secret. Désormais, le passage d’un monde à l’autre se fermera pour toujours et nous ne nous reverrons plus jamais. Rentrez chez vous ; reprenez le cours normal de votre vie  et oubliez cette aventure. »

Les enfants, reconnaissants d’avoir la vie sauve, s’inclinèrent devant le Roi. Ils le remercièrent de sa bonté. Camille lui remit le lego rouge qu’elle avait retiré du ventre de Dark Vador. Les garçons se concertèrent discrètement. Damien s’approcha du trône, tendit le ballon au Roi et lui dit :

« Majesté, veuillez garder un souvenir de notre passage dans votre Royaume. Nous vous offrons ce ballon. Vous pourrez toujours disputer des matchs avec vos gardes si le cœur vous en dit. »

Le Roi, très ému du présent, accepta volontiers. Puis, il se retira dans ses appartements.  Les petits robots raccompagnèrent les enfants jusqu’à l’entrée du tunnel et disparurent très vite. Les enfants grimpèrent les uns après les autres dans le tronc de l’arbre. Ils sautèrent lestement sur le gazon. Les messieurs qui bavardaient assis sur le banc devant le vieux tilleul ne les virent même pas tant ils étaient absorbés par leur conversation. Le passage se referma pour toujours…

« Rentrons chez nous. Fit Damien. Assez d’émotions pour aujourd’hui. Motus et bouche cousue ! Je vais expliquer à mes parents que j’ai perdu le ballon. J’espère qu’ils m’en rachèteront très vite un autre. A demain à l’école ! »

Et « la Bande des 4+1 » se sépara, le cœur battant. Tous étaient heureux d’avoir vécu une aventure palpitante et d’être seuls au monde à partager un merveilleux secret.

FIN

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